Cedric PERNET - Computer Security, Forensics, Malware & Cybercrime

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mercredi, juin 17 2009

Réseau Golden Ca$h World

Finjan vient de publier son second "Cybercrime Intelligence Report", qui s'avère très intéressant.

Ce document relativement court nous présente le système de rémunération et le mode de fonctionnement d'un réseau de criminels organisés sous le nom Golden Cash World.

Le but de ce réseau est de faire infecter des machines par un malware de type cheval de troie, pour ensuite les revendre.
A cette fin, ils procèdent de la façon suivante:

  • Des "partenaires" (lire ici: "clients") compromettent des sites web légitimes et modifient leurs pages afin qu'ils propagent du code obfusqué.
  • Lorsqu'une victime accède à un tel site compromis, le code est exécuté et tente d'exploiter une vulnérabilité MS08-041. Si l'attaque réussit, un trojan de la famille "Zalupko" est installé sur le poste de la victime.
  • Golden Cash est notifié de l'infection réussie, et le compte du partenaire est crédité d'une infection supplémentaire. Golden Cash rémunère ainsi ses partenaires en fonction de l'emplacement géographique de l'infection, par tranche de 1000 postes infectés : de 100 $ pour 1000 postes en Australie à 5$ pour 1000 postes dans divers pays d'Asie.
  • Le troyen installé permet notamment à Golden Cash d'enregistrer tous les accès FTP à des sites web, et d'en compromettre d'autant plus, par le biais de ses partenaires.
  • Golden Cash vend ensuite les accès aux machines infectées par tranche de 1000 : 500$ pour 1000 postes en Australie, 200$ pour 1000 postes en France, 20$ pour 1000 postes au Japon... Belle marge !


A noter que Finjan a découvert 100 000 accès FTP différents lors de son étude... Les cybercriminels n'auront pas trop de soucis pour trouver de nouveaux sites à compromettre.

mardi, juin 9 2009

Le gros steak n'est finalement qu'une escalope

Sous ce titre très évocateur, je tenais à bloguer rapidement pour partager avec vous une publication de Microsoft Research qui est à peu près passée inaperçue dans la presse française la semaine dernière.
Ce papier, en anglais, est intitulé "Nobody Sells Gold for the Price of Silver: Dishonesty, Uncertainty and the Underground Economy".

Il s'agit d'une analyse pertinente de l'économie souterraine liée à la cybercriminalité. Attention cependant, sont exclusivement considérés dans l'étude le phishing, le carding, les botnets et autres services "directs" fournis par les fraudeurs, et la monétisation de l'argent obtenu par ces biais. Sont donc exclus tous les autres actes de cybercriminalité tels que le vol d'information à la demande (et Marie Barel nous a montré récemment au SSTIC que le vol d'information n'existe pas), le chantage, etc...

Le but premier de ce document est de rompre avec les idées reçues : non seulement les sommes frauduleuses imputées à cette cybercriminalité sont exagérés par de nombreux professionnels du domaine, mais les estimations fournies par ces derniers alimentent le phénomène à l'inverse. Je cite l'étude : "Ironically, defenders (i.e., whitehats, security vendors and members of the security community) actively and energetically recruit their own opponents. By repeating unverified claims of cybercrime riches, and promoting the idea that easy money is there for the taking, we attract new entrants into the lower tier of the underground economy. While they may produce little profit they still generate large quantities of spam and phishing and cause significant indirect costs."

Une autre des idées reçues dénoncée par les chercheurs de Microsoft est le fait qu'il est facile pour n'importe quel fraudeur de monétiser l'argent issu de ces fraudes. Ce n'est heureusement pas le cas. Ainsi, un bon tiers de l'ensemble de ces fraudeurs ne sont que des escrocs sans aucun talent, qui essayent de se procurer des données intéressantes telles que des dumps de cartes bancaires ou des accès à des comptes bancaires en ligne. En réalité, ils se font escroquer eux-même la plupart du temps par des "rippers", une catégorie d'escrocs qui leur revendent des informations périmées ou tout simplement fausses/créées. C'est particulièrement vrai sur certains réseaux IRC : sur une analyse de 490 numéros de cartes bancaires découvertes rapidement sur IRC, 22% ne satisfaisaient même pas à l'algorithme de Luhn.

Toujours sur IRC, certains bots (des programmes destinés à effectuer certaines actions, à discrétion ou pas des utilisateurs leur envoyant des lignes de commandes) servent à vérifier si les numéros sont bons. Là encore la fourberie est de mise, puisqu'un certain nombre d'entre eux retournent des résultats volontairement éronnés, mais envoient les données soumises à un administrateur qui pourra s'en servir ou les revendre, devenant ainsi un ripper...Et je ne parle même pas de ces kits de phishing disponibles trop facilement, mais qui en fait contiennent du code dissimulé qui enverra toutes les données phishées à l'auteur du kit...

Bref, un bon tiers de ces fraudeurs galère finalement pour pas grand chose, voir pour rien, tandis que le reste, plus méthodique et surtout plus structuré quand on arrive sur le tiers supérieur, monétise effectivement beaucoup plus. Le travail collaboratif, en groupes de criminels structurés, apporte ici tous ses avantages aux fraudeurs. Ces derniers ne sont pas sur IRC, mais communiquent sur des forums spécialisés sur lesquels il faut montrer patte blanche, ce qui ne les empêche pas d'entretenir des rivalités. J'ai encore pu constater ça récemment, un célèbre forum de carders en accusant un autre de n'être qu'une façade de certains services gouvernementaux étrangers...

Un beau travail de Microsoft et une lecture très agréable donc, que je ne saurai que trop vous recommander.

lundi, juin 8 2009

SSTIC 2009

Bonjour à tous,

Tout d'abord, merci à Cédric de me laisser quelques pages sur son blog.

Je travaille actuellement dans une structure CERT d'un établissement bancaire français. Nous nous occupons entre autres de réponse à incidents de sécurité informatique et de lutte contre la cybercriminalité. Dans le cadre de ma mission, j'ai eu l'occasion d'assister à l'édition 2009 du SSTIC.

Ceci est le compte-rendu de ma première participation à cette manifestation. L'impression générale que j'ai eue de cet évènement est très positive. L'ambiance était très bonne, et j'ai eu l'occasion de pouvoir échanger avec des gens venant d'industries différentes. J'ai notamment beaucoup apprécié le social event.

Evoluant d'habitude dans un environnement peu technique (en tout cas beaucoup moins que la plupart des participants de ce Symposium), je ne pense pas pouvoir faire aussi bien que d'autres blogueurs bien connus, à moins de reprendre le contenu des actes. Pour cette raison, la suite de cet article présentera les conférences qui m'ont le plus marqué au cours de l'édition 2009 du SSTIC.

Merci de votre indulgence et bonne lecture.

La conférence d'ouverture a été présentée par M. Pascal Andrei, directeur de la sûreté aérienne chez Airbus. Elle a été l'occasion de découvrir une vue métier sur la sécurité informatique dans un environnement aérien. Notamment, la différence entre la sécurité (safety) et la sûreté (security) a été évoquée. La sécurité concerne la conception d'appareils, le développement de composants. En résumé, il s'agit de s'assurer de la fiabilité des appareils, démarche en cours depuis plus de 30 ans chez Airbus. La Sûreté (security) est quand à elle plus récente. Elle distingue la sécurité physique (bombes, passagers clandestins, etc.) et la sécurité informatique. Cette dernière a été un sujet de préoccupation plus récent, qui à coïncidé avec l'entré de composants logiciels dans les systèmes embarqués ainsi que l'informatique de divertissement. Au passage, des connexions à Internet ont été mises à disposition dans l'A380. Les équipements connectés sont bien entendu isolés du reste de l'infrastructure critique. Cette conférence a aussi été l'occasion d'évoquer l'évolution des contraintes de sécurité informatique imposées aux compagnies aériennes en général et à Airbus en particulier. Ainsi, il n'y avait que peu de contraintes sur les appareils conçus avant l'A380. Puis des pentests ont étés mis en place, ainsi que la création d'un CERT interne, dont le but est de surveiller les vulnérabilités pouvant impacter l'infrastructure informatique. Il est aussi question de l'adoption de normes telles que ISO 27000. De manière générale, Les problématiques de sécurité semblent être prises très au sérieux chez Airbus.

Data tainting

Cette conférence, présentée par Florent Marceau du CERT LEXSI, a évoqué une technique d'automatisation d'analyse de code malveillant mettant en œuvre du data tainting. Le principe est de marquer et tracer les données manipulées par un code malveillant lors de son exécution sur une machine victime. Ce traçage s'applique également aux données chargées d'un serveur éventuellement contacté dans le cadre de l'attaque. On peut ainsi contourner les techniques de chiffrements employées par la plupart des malware modernes. En pratique, le code malveillant est soumis à une machine virtuelle pour être analysé. En moyenne, une analyse prend une dizaine de minutes (dans le cas où aucun système de détection de machine virtuelle n'est mis en œuvre par le code malveillant). LEXSI peut ainsi parvenir à analyser entre 2000 et 2500 binaires suspicieux par jour. Un autre challenge à l'analyse est les stimuli qui déclenchent l'activation d'actions malveillantes.

Projet WOMBAT

Symantec a ensuite présenté son projet WOMBAT. Le but est d'obtenir une meilleure compréhension des menaces qui pèsent sur Internet. L'implémentation de WOMBAT consiste en une multitude de senseurs qui ont 2 fonctionnalités principales: identifier les attaques connues dont ils sont la cible et identifier les nouvelles attaques. Les données ainsi collectées sont transmises à un serveur qui procède à l'analyse. Une fois qu'un chemin d'attaque est identifié, il est diffusé à toutes les sondes WOMBAT du réseau. La présentation était émaillée de nombreux graphes et données statistiques.

ACPI et routine de traitement SMI

La démonstration de l'exploitation de failles ACPI et SMI a été très visuelle. Nous avons vu M. Loïc Duflot de la DCSSI obtenir un accès root à une machine en débranchant et rebranchant plusieurs fois le câble d'alimentation de son laptop. Le but était de mettre en évidence deux types de failles. La faille ACPI qui permet à un attaquant de modifier les routines de gestion de la batterie en réécrivant les tables ACPI. La deuxième exploitation présentée était un accès à la routine SMI. L'attaque se produit par une compromission du BIOS.

Questions sur l'utilité de ISO 27001

Alexandre Fernandez-Toro de HSC a dressé un bilan de l'implémentation de la norme ISO 27001. ISO 27001 ne constitue pas un nouveau "nirvana" de la sécurité mais a eu le mérite d'établir un référentiel des bonnes pratiques de sécurité. Ce qui est certifié n'est pas un niveau de sécurité, mais un processus d'amélioration continue de la sécurité. Chercher la certification "pour la certification" n'est pas utile. Il est plus intéressant de voir ISO 27001 comme un modèle vers lequel tendre et de se faire certifier sur opportunité. Présentation intéressante et vivante.

Traçage des traitres en multimédia

Sujet d'actualité évoquant le watermarking (tatouage digital). Le but est d'identifier le ou les utilisateurs à l'origine de la dissémination de copies pirates d'un fichier multimédia. Un fichier multimédia est tatoué différemment pour chaque utilisateur. Le tatouage permet d'identifier quel utilisateur est à l'origine de la fuite. Dans le cas où plusieurs fraudeurs entrent en jeu, il est possible d'identifier les fraudeurs avec un certain degré de probabilité.

Le vol d'information n'existe pas

Il n'est pas reconnu juridiquement. En revanche, la divulgation peut faire l'objet de sanctions. Pour l'entreprise, il est possible de se protéger par le contrat de travail (obligation de loyauté), une politique de classification des documents, une charte utilisateur et une politique de gestion des tiers.

Pourquoi la sécurité est un échec

D'après Nicolas Ruff, la sécurité est un échec. La faute à de mauvaises décisions techniques et organisationnelles, des marchés captifs et un buzz non mérité sur certaines applis de sécurité. La présentation était conviviale et mettait en relief certaines opinions assez partagées dans le monde de la sécurité.

Macaron, une porte dérobée pour toutes les applications JavaEE

Une présentation d'Atos a démontré l'installation d'une backdoor dans une application J2EE via l'insertion d'un jar malveillant dans une Web Archive. Le but était de mettre en évidence un trou dans les procédures d'audit standard. Si la vérification du code est effectuée, il n'y a en général pas de vérification des binaires compilés. Cela met aussi le doigt le champ beaucoup plus large de la sécurité des applications J2EE en général.

Émanation compromettantes électromagnétiques des claviers filaires et sans-fil

La conférence sur la détection des émanations électromagnétiques des claviers a mis en évidence qu'il est possible de détecter les entrées tapées sur un clavier en se basant sur les interférences électromagnétiques produites lors de l'utilisation des touches. Cette technique pourrait permettre d'espionner les entrées clavier à l'aide d'une antenne dans un périmètre de 20 mètres autour de la source. Des recherches sont toujours en cours pour tenter d'étendre le périmètre.

A noter les présentations rumps de Philippe Lagadec de l’OTAN sur la cybersécurité et de Bruno Kerouanton sur la communication.
Pour conclure, ce SSTIC 2009 a été pour moi une très bonne expérience. J’espère la renouveler en 2010.
Vincent Ferran-Lacome

mardi, mai 26 2009

Etude Pushdo by Trend Micro


Après la vague de documents de qualité variable sur le malware Conficker/Downadup/Kido, que je n'ai pas commenté ici par manque de temps, et après l'excellente étude de Torpig de l'Université de Santa Barbara, largement commentée par les médias, j'ai décidé de sortir de ma torpeur et de mon planning plutôt chargé pour partager avec vous un document un peu moins médiatisé mais que j'ai trouvé absolument délicieux : l'étude du malware Pushdo/Cutwail/Pandex réalisée par Trend Micro.

Cet excellent document de 39 pages nous décrit le botnet constitué par le malware Pushdo. Techniquement, ce produit probablement russophone se décompose en deux parties : le downloader, nommé Pushdo, et d'autres modules (payloads) dont le fameux Cutwail, destiné exclusivement à envoyer du spam. Nous y apprenons que Pushdo délivre environ 7,7 milliards de spam par jour, la majorité ciblant la Russie, fait suffisamment étonnant pour être souligné.

Le contenu des spam est varié. Cutwail propage en effet de la publicité pour des sites pornographiques payants, ainsi que pour des sites de contrefaçon pharmaceutique (Canadian Pharmacy), pour des sites de contrefaçon de produits de luxe (replica watches etc.), et spamme même de la publicité pour des commerces russes "locaux". Ainsi, le document de Trend nous montre preuve à l'appui un spam destiné à promouvoir un cabinet d'avocats de Moscou, par exemple. Pushdo envoie même des e-mails pour faire...sa propre publicité.

Ce botnet, qui serait le second plus gros botnet mondial, est géré par des cybercriminels dans un but commercial : proposer leurs services pour envoyer des spam "sur mesure".

Des grilles de tarifs très précises sont d'ailleurs indiquées par ces criminels :

  • 4000 roubles (environ 90 Euros) pour spammer 1 million d'adresses d'entreprises de Moscou.
  • 12000 roubles pour spammer 6 millions de particuliers sur Moscou.
  • 18000 roubles pour spammer 10 millions de particuliers dans toute la Russie.


Mais le service n'est pas limité à la Russie : des tarifs sont fournis par pays. Ainsi, cela reviendrait à 7000 roubles pour spammer 3 millions de particuliers français.

D'un point de vue technique, Pushdo/Cutwail est plutôt bien programmé, et tente de se dissimuler au mieux sur un système infecté : opérations minimales d'écriture sur le disque de la victime (la plupart des informations sont stockées en mémoire et non sur le disque), et son code varie très fréquemment. En plus de ses fonctionnalités de spam, Pushdo peut déposer d'autres malware sur le système infecté, permettant ainsi de générer d'autres revenus pour ses propriétaires : un service de distribution de malware. D'autre part, il embarque un module de sniffing qui lui permet de faire de la collecte d'adresses e-mail, alimentant probablement les listes ciblées établies par ses exploitants. Ce réseau va même jusqu'à proposer à ses clients de leur créer des sites web, pour que leurs spams gagnent en crédibilité...

De nombreux éléments dans l'enquête de Trend laissent à penser que ses auteurs et ses exploitants sont russes. Notamment une clef de chiffrement contenue dans le malware, qui se révèle être une phrase russe écrite à l'envers et pouvant être traduite par "screw you my friend".

Quant au site principal des auteurs, son hébergement varie. J'ai effectué une recherche rapide et pu trouver très rapidement 135 autres noms de domaines hébergés au même endroit (actuellement en Allemagne), dont voici la liste:

0yandex.ru

1spam.ru

2009-rosmould.ru

abusehost.ru

abushost.ru

abuz-host.ru

abuzhost.ru

advert1.ru

akrobo.ru

allo-intim.ru

analyzersrlp3.ru

balashcity.ru

balashclty.ru

balashhouse.ru

balashlhouse.ru

balashouse.ru

bal-ka.ru

ballashouse.ru

bldroup.ru

bl-roup.ru

bluectone.ru

buildhost.ru

cammin.ru

clulbclha.ru

collortrac.ru

delaemsayti.ru

detmirru.ru

devisex.ru

ecopane1.ru

email-advert.ru

email-spam.ru

emailspam.ru

email-s.ru

engl4u2.ru

enterboom.ru

eralash-megashou.ru

evroreklama.ru

farma-reklama.ru

fingertru.ru

flowermagazin.ru

forumdeneg.ru

forum-it.ru

giftoportal.ru

goohost.ru

gooreklama.ru

granlt-m.ru

gssotravell.ru

halljas.com

hotellmetallurg.ru

hot-english.ru

hruhru.ru

igrushki-detiam.ru

inet-email.ru

inter-reklama.ru

isuzu-darom.ru

kdr-english.ru

kompforum.ru

kompkatalog.ru

lky-ky.ru

llght-decor.ru

madeforwomen.ru

magazinreklamy.ru

magicstaffmed.ru

mailadvertising.ru

mailer1.ru

med-consulting.ru

metalstuff.ru

mnogonarodu.ru

neintim.ru

ns1.buildhost.ru

online-email.ru

online-korp.ru

online-mail.ru

online-mas.ru

online-master.ru

online-million.ru

online-standart.ru

online-start.ru

online-vzlet.ru

origtovary.ru

peklama-best.ru

pereplanlrovka.ru

pingov.ru

poligrafarsenal.ru

polligrafarssenal.ru

polligralfarsenall.ru

poslh-slhop.ru

ppkurort.ru

precisely.ru

printarsenal.ru

proektclty.ru

projekt-online.ru

rassilka-online.ru

reklamict.ru

reklmagazin.ru

reseller-soft.ru

rosmould-2009.ru

rucasinoru.ru

rucvetokru.ru

ruintimru.ru

rukinomania.ru

saitbaz.ru

seminar-on-line.ru

seomagnat.ru

setevaya-reklama.ru

setevayareklama.ru

shablon1.ru

sitepostroim.ru

sklb-trm.ru

smszasex.ru

spam502.ru

spamarena.ru

spam-magazin.ru

spamonline.ru

spmagazin.ru

spmmagazin.ru

stroyka-best.ru

stroy-systems.ru

super-fuel-max.ru

super-kvartiry.ru

super-mailer.ru

super-rassylka.ru

svet-rus.ru

testcenterrt.ru

topspam.ru

turistmag.ru

video77.ru

vldeo-girl.ru

wmir.biz

yandex1.ru

zemli777.ru

zemlya777.ru

zmailer.ru

zvezdam.ru

La plupart des noms sont suffisamment explicites... Un joli nid bulletproof à services de spam, parmi autres joyeusetés. Je ne saurais que trop vous conseiller de ne pas aller y naviguer, la probabilité qu'ils propagent du malware n'étant pas négligeable...

Nul doute en tout cas que nos boites aux lettres vont continuer à souffrir de ce genre de services à la demande.

mardi, mars 31 2009

Forum International Cybercriminalité 2009


Je me suis rendu au FIC (Forum International Cybercriminalité) le 24 mars dernier. J'ai posté un compte-rendu de cet évènement sur le blog du CERT Lexsi ici.

Je tiens à saluer et remercier tous mes amis présents à cet évènement, en particulier mes amis belges Serge H, Christophe M, Olivier B, ainsi que David B, Franck V, Marc O (et ses anecdotes savoureuses), Solange B.F., David C, Georges L, Nicolas B, ainsi que toutes les autres personnes présentes avec lesquelles j'ai eu plaisir à discuter. A bientôt au FIC 2010, ou avant à Solutions Linux ! ;-)

mercredi, mars 4 2009

Narciscareware



Difficile de passer à côté des scareware ces derniers temps, même en ne travaillant pas dans la sécurité informatique ou la cybercriminalité.

Très succintement, un scareware est un logiciel qui se fait passer pour un respectable anti-virus mais n'en est pas un. Dans quel but ? Vous faire payer pour une license, ou même infecter votre machine et ainsi vous voler de la donnée...

Toute une économie souterraine est alimentée par ce type de maliciel, qui peut se révéler très lucratif pour certains escrocs. Une excellente étude du phénomène a d'ailleurs été publiée par Joe Stewart de SecureWorks il y a quelques temps.

Plus récemment, j'ai lu un article de Dancho Danchev qui m'a d'abord fait rire, avant de me dire que comme d'habitude, les fraudeurs avaient décidément beaucoup d'imagination...

Il est fait état d'un rogue anti-virus (scareware donc) nommé "Anti-Virus 1" qui une fois installé sur votre poste modifie certaines de vos navigations... En l'occurence, le logiciel procède en effectuant une légère modification du fichier host de votre système Windows. Le résultat ? Simple : lorsque vous naviguerez vers zdnet, toptenreviews, pc mag, pc pro, et j'en passe, vous verrez en fait une fausse page vantant les mérites... d'autres scareware !

Une méthode simple et probablement efficace de donner de la crédibilité à des applications néfastes...

J'en profite donc pour rappeller une bonne pratique pour les nouveaux-venus dans le monde informatique, qui sont les principales victimes de ce phénomène de scareware :

N'utilisez que des solutions anti-virales *connues* ! Et surtout, en cas de doute, plutôt que de télécharger et d'installer un anti-virus trouvé sur Internet, demandez son avis à quelqu'un qui a un peu plus d'expérience dans le domaine.

mercredi, janvier 7 2009

Prévisions Cybercriminalité 2009



J'ai posté hier mon estimation de l'évolution de la cybercriminalité en 2009 sur le blog du CERT Lexsi. Je vous renvoie donc là-bas si ça vous intéresse... ;-)

lundi, janvier 5 2009

MISC 41


Youpi, MISC 41 est sorti.

Ce numéro fête les 7 ans du magazine et comprend un dossier très intéressant : "La Cybercriminalité ... Où quand le net se met au crime organisé"

Vous y trouverez un de mes articles, intitulé "Blanchiment d'argent sur Internet". Je n'en dis pas plus ... ;-)

misc-41.jpg

dimanche, janvier 4 2009

Bonne année 2009 !


Petit post rapide pour vous souhaiter à tous & toutes une bonne année 2009...

Je vous souhaite santé, bonheur, amour, réussite professionnelle, ainsi que la concrétisation de tout ce que vous pourriez souhaiter ... Je ne peux pas faire mieux :-p

De mon côté, et comme à chaque début d'année, je souhaite pouvoir poster plus souvent sur ce blog ... Quant à mes véritables résolutions de 2009, j'espère poursuivre ma root route sans cigarettes (6 ans déjà), et faire plus de sport ...En même temps, ce n'est pas trop mon trip, l'histoire des résolutions... ;-)

L'année 2009 promet en tout cas d'être passionnante pour moi, autant au niveau professionnel que personnel. Challenges et émotions, il n'y a que ça de vrai...

A bientôt donc ! :-)

Happy new year 2009 !


Just a quick post to wish you all a happy new year 2009 ...

I am wishing you health, joy, love, professionnal success ... I am also wishing you everything else you could wish for, I cannot do more :-p

As for me, as always when starting a new year, I hope I'll be able to post more on this weblog ... As for my real resolutions for the year, I hope to go on my way without any cigarette (6 years already), and to make more sports ... But you know, this whole resolution stuff is not really my cup of tea ... ;-)

2009 is very promising for me, on both professional and personnal ground. Challenges and emotions, that's what makes me run !

See you soon ! :-)

mercredi, décembre 10 2008

Nouvelles vagues d'attaques par bruteforce SSH


Les attaques par bruteforce SSH existent depuis des années. Il s'agit tout simplement pour un attaquant de trouver un serveur SSH à attaquer (souvent par un scan de plages complètes d'adresses IP) et d'essayer d'obtenir un accès SSH. Pour cela, l'attaquant tente de trouver un identifiant et un mot de passe valide.

Ce type d'attaque laisse d'énormes traces dans les logs. On y voit clairement des tentatives de connexion avec des noms d'utilisateurs bien connus (guest, root, etc.) ou sortis d'une liste (alex, mike, etc.). De nombreuses tentatives infructueuses sont ainsi constatées, l'attaquant essayant souvent plusieurs dizaines de mots de passe courants (toto, frodo, starwars, barneystinson etc.).

Habituellement, une seule adresse IP était utilisée à ces fins. Il était très facile de faire bannir une adresse IP qui essayait de se logger sur plusieurs comptes, ou qui tentait de se connecter plus de x fois sur un compte.

Or depuis la semaine dernière, et même si je pense que la technique existe depuis beaucoup plus longtemps que ça, certains chercheurs en sécurité informatique s'inquiètent de voir apparaitre des tentatives d'attaque par bruteforce SSH provenant de botnets. (La synthèse d'Arbor Networks est bien rédigée, je vous laisse la lire, elle reprend d'autres posts également)

Ainsi, l'attaquant peut utiliser des centaines d'adresses IP différentes pour essayer de trouver un accès valide. Chaque IP ne sera vue qu'une ou deux fois, et ne sera pas bannie.

Afin de contrer ces attaques, il semble donc judicieux d'établir des règles strictes sur les accès:

  • verrouiller les comptes après X tentatives d'accès infructueux (je conseille 3 < X < 5);
  • ne pas autoriser les accès distants pour "root";
  • utiliser de préférences un port exotique pour votre serveur SSH;
  • faut-il encore le préciser, déployez une politique stricte de mots de passe : plus de 7 caractères, majuscules-minuscules-nombres-caractères spéciaux obligatoires;
  • dans le cas où vous êtes le seul à vous connecter à ce serveur, n'autoriser que les connexions à partir de vos adresses IP si possible.


mardi, novembre 25 2008

Julie Amero enfin libre !

Vous vous souvenez peut-être de cet évènement judiciaire survenu en 2004. Une enseignante américaine de 40 ans, Julie Amero, se trouvait dans une salle de classe avec ses élèves et un ordinateur, lorsque le navigateur Internet Explorer de ce dernier s'est mis à ouvrir de multiples fenêtres (pop ups) contenant de la pornographie.Je schématise beaucoup mais vous pourrez trouver de nombreux articles sur le net si vous voulez en savoir plus (wikipedia).

Plainte fût déposée, et l'affaire s'est éternisée.

Ma réaction de l'époque fut de me dire que l'on risquait de voir se profiler de nombreuses plaintes du même type, étant donné le nombre d'utilisateurs à qui cela arrive à des moments plus ou moins incongrus. Je pensais que l'affaire allait être jugée rapidement et que Julie s'en tirerait sans trop de soucis. Je me trompais lourdement.

L'affaire a duré jusqu'à maintenant. Le jugement définitif a été rendu lundi dernier et Julie est enfin débarassée de ce poids et de cette honte qui planait sur elle.

Néanmoins, bien que cette partie de l'histoire soit intéressante, la partie cachée l'est tout autant : les analyses forensic pratiquées sur le poste de travail concerné.

Alex Eckelberry de Sunbelt, expert qu'il n'est plus nécessaire de présenter, a réuni une équipe de bénévoles pendant le procès afin de proposer leur expertise forensic. L'équipe composée d' Alex, Glenn Dardick, Joel A. Folkers, Alex Shipp, Eric Sites, Joe Stewart, et Robin Stuart, s'est donc retrouvée avec une image de type "ghost" à analyser. Alex et son équipe ont fourni un travail de qualité, qui est résumé succintement dans un excellent document publié par Alex sur le blog de Sunbelt.

Ce document, très bien rédigé, est clair et précis, même pour l'utilisateur moyen. Sa lecture est très plaisante, et éducative. Alex explique une bonne partie des recherches effectuées, et les résume en termes très simples. Je ne peux que lui tirer mon chapeau, me rappellant certains moments de ma propre expérience professionnelle au cours desquels je devais expliquer de façon très schématique et claire certains concepts de sécurité informatique à des personnes qui n'avaient aucune connaissance particulière. Mais revenons-en à nos moutons.

Ce document montre à quel points certaines pratiques peuvent être nuisibles à l'enquête forensic, et nous rappelle quelques bonnes pratiques. Je tiens à souligner quelques points évoqués largement dans le document:

  • L'image fournie pour analyse à l'équipe était un "ghost". Bien que ce genre d'image puisse être générée de façon assez précise, il n'en reste pas moins souhaitable de *toujours* faire une image saine du disque à analyser au moyen d'outils reconnus, pas forcément très chers d'ailleurs : un "dd" (ou un "dd rescue") est gratuit et efficace par exemple. Une image EnCase est également une bonne chose. Le but est d'avoir une image *complète* et *bit à bit* du disque.
  • Certaines données manquaient à l'équipe forensic, notamment les logs de Firewall. Une analyse forensic ne fournit pas forcément les mêmes résultats quand il manque de l'info...
  • La présence de documents dans le "Temporary Internet Files" n'est qu'un élément à charge, pas une preuve. Le fait qu'il y ait des images pornos dedans ne veut pas forcément dire qu'elles sont arrivées par une navigation volontaire de l'utilisateur.
  • En l'absence d'éléments tangibles, on ne doit jamais "supposer". Quand je lis qu'une personne dit des énormités dans un procès du genre "je n'ai jamais vu ça, donc ça ne doit pas exister", j'ai les cheveux qui se hérissent... (pour certaines mauvaises langues, il m'en reste encore un peu :-p)
  • Le manque de compétences et de connaissances de certains "IT managers" et autres, confrontés à la défense, se révèlent désastreux. Que dire d'autre, quand on lit que "un lien html qui devient rouge quand on clique dessus et qu'on visite une page, c'est parce que c'est javascripté" ... No comment.


Je vais en rester là, n'ayant pas envie de passer ma soirée à troller sur certains aspects de cette affaire. Notre pauvre Julie, dont je n'imagine même pas la souffrance morale qu'elle a subi, peut néanmoins remercier des personnes intègres et compétentes comme les analystes forensic qui ont travaillé bénévolement pour elle, sans quoi le procès aurait pu prendre une toute autre tournure :-/

lundi, novembre 24 2008

Infosec 2008

Et voilà, les 2 jours d'Infosec sont passés... J'ai un peu tardé pour écrire ce billet mais j'avais tout simplement la flemme de faire la photo rituelle des "goodies" accumulées lors des 2 jours.

Bref, j'ai été un peu déçu cette année ... Encore plus de commerciaux mais bon c'est le jeu après tout... Par contre, j'ai été déçu par :

  • le lieu : je préfère largement le CNIT mais bon, travaux obligent, cela ne semblait pas possible cette année.
  • les exposants: j'ai eu l'impression qu'il y en avait moins, certains grands noms manquaient (Symantec par exemple), et un ami m'a indiqué qu'il y avait une 30ène d'exposants en moins par rapport à l'an dernier (je n'ai pas vérifié cette information).
  • les goodies: de moins en moins... :-p
  • les visiteurs: où sont passés tous les potes qui y venaient les années précédentes ?


J'ai apprécié:

  • Les confs: il y en avait de bonne qualité, et pas trop commerciales.
  • Le soin apporté à certains stands : celui de Secure Computing en particulier était magnifique.
  • L'ambiance de certains stands : étonnante même, la présence de certains alcools en dégustation sur certains espaces.
  • Le coin café assez à l'écart finalement.


Pour finir, je salue chaleureusement tous ceux que j'ai pu croiser à Infosec 2008, en particulier les copains de chez INL (Jérôme, Vincent, et toute la clique), Thomas, Denis B., Marc O., Jérôme A., Antoine P., Nicolas B., Marc B., les gens de chez Lexsi, et un certain SRT... ;-)

Enfin, voilà quelques photos : le stand INL, le Knight de chez Bull, et ma récolte de goodies ;-)

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See ya @infosec 2009 ;-)

jeudi, novembre 13 2008

McColo exposed

Here is the link to an article I just wrote for CERT Lexsi. It's about the fraudulent hosting company McColo, and my own investigations about it.

mardi, octobre 7 2008

Atrivo, botnet, spam ...

On m'a *un peu* reproché de favoriser l'anglais sur ce blog, sachant que j'avais annoncé au départ que la proportion d'articles FR/EN serait à peu près respectée... Est-ce ma faute si je dispose majoritairement de flux RSS en anglais, et que les seules mailing-lists que je trouve intéressantes le sont également ? :-)

Bref, ce post n'est pas là pour blablater sur cet aspect linguistique, mais bien pour faire un peu le point sur le cas Atrivo/Intercage.

Pour rappel, cet hébergeur localisé aux US sur lequel j'ai déjà bloggé ici et hébergeait apparemment 100% de données illicites telles que de la pédopornographie, des consoles d'administration de malware, du phishing, des faux sites, j'en passe et des meilleures...

Suite à l'étude de Jart Armin (lien dans mon premier post sur Atrivo, *flemme*) et au mouvement d'ensemble de la communauté de lutte contre la cybercriminalité, Atrivo se retrouvait sans connexion, après quelques épisodes de changement de peer etc.

Un nouvel article, cette fois-ci d'Ars Technica, apporte de l'eau au moulin. L'article nous indique ainsi que selon Messagelabs, qui est entre autre je le rappelle un *énorme* gestionnaire de trafic e-mail, l'activité globale des botnets s'est vue baisser de façon significative à la fermeture d'Atrivo :

L'impact a été de courte durée, puisqu'Atrivo est revenu online après sa première fermeture du 21 septembre 2008, et que certains de leurs clients ont probablement commencé à migrer rapidement toutes leurs données illicites et leurs command&control vers d'autres hébergeurs bulletproof.

Le spam quant à lui, malgré le fait que d'autres facteurs soient à prendre en compte, a baissé de 8,1% pour septembre 2008.

La fermeture d'Atrivo depuis le 21 septembre a fait couler beaucoup d'encre, et la communauté des professionnels de la sécurité informatique et de la lutte contre la cybercriminalité semble actuellement sur un mode de réflexion un peu plus mature que simplement vouloir fermer de nouveaux hébergeurs bulletproof, et dieu sait qu'il y en a encore un bon paquet. Les réflexions sur une meilleure collaboration avec les services judiciaires font partie intégrante de cette réflexion, de laquelle il émergera peut-être de nouvelles méthodes de lutte contre ce type d'hébergeurs. Time will tell.

mercredi, septembre 24 2008

Cernel Panic

This is just a quick update on my post concerning Atrivo/Intercage.

A lot has been happening during the last few days. Atrivo lost all its upstreams providers, then came back, finding one provider, UnitedLayer, as can be seen on cidr-report. Anyway, while this was happening, some of the malware having its c&c servers hosted by Atrivo suddenly moved to another hosting company, namely CERNEL (.net).

It is interesting to see that Cernel.net has been registered through EstDomains.

Update (2008-09-25) : Cernel.net is unreachable at the moment. The domain is pointing to...an Intercage IP address. Need I say more ? :-)

lundi, septembre 15 2008

Friendship rulz

After all these years of fighting and helping to fight cybercrime, I'm quite used to any kind of cybercrime. I've seen a lot of evil actions, but one that always gets me angry is when innocent people are involved. Such an act has been done these days. One of the biggest demoscene website, Nectarine, has been hacked. It could have been hacked by a white hat (although I'm still not okay with this), or by someone at least not willing to destroy any data. It has not been the case.

All data on Nectarine have gone. Database. PHP code. Music. Everything. The hacker left nothing but a huge anger and pain for all people like me (not even talking of the poor administrators). Can you imagine working on a website for more than eight years, collecting computer music, distributing it to a whole big community of sceners, and then *bang* a stupid hacker comes and throw all you've done to /dev/null... ? I guess it would drive anyone totally mad.

Maybe the guy was a newbie, so proud of his ability to exploit a loosy vulnerability, and so stupid that he deleted the whole stuff when trying to delete the log files. Maybe not. We'll probably never know. The pity is the administrator of the website had no backup, which is silly, for sure.

The french administrator, known in the scene under the nickname "Yes", has been requesting financial help on a new website to restore the data. Quite logically, he didn't want to try it himself, conscious that this kind of operation needs strong forensic skills. After a week, the demo scene community had provided him with enough money to have the hard disks sent to a professional company specialized in data recovering.

This shows that some moral values are still present these days in the demoscene. And it definitely reminds me of those good old times, back in 1988-1992, when we were all swapping demodisks by snail mail (=usual mail) with long personnal letters, always mentioning at the end that we were part of a fictious "Friendship rulz" movement. I guess you can say we were already doing a lot of social networking at that time ;-)

If you want to see some great demos on any platform, you can download thousands on pouet. I suggest you to start with some 64k demo like this one. Have phun ;-)

vendredi, août 29 2008

Atrivo bulletproof host thrown under the spots

A new article from the excellent Brian Krebs has been published today on the Washington Post.

The article is spreading Jart Armin's whitepaper about ATRIVO, a famous hosting company ... Well when I say "famous" I should say famous to fraudsters and computer security researchers.

The case is quite similar to the RBN case at the end of last year : a bulletproof hosting company, acting for years, suddenly gets in the spotlights. Several things have been said concerning RBN. Having studied the organisation for a while, I have to say some releases about RBN have been upsetting me. According to almost the whole security community, RBN had disappeared...Only to be spotted and mentionned everywhere for any fraudulent action taking place in the malware/phishing/fraud world. RBN has spread all worldwide malware, has done every phishing case, has hosted all illegal content worldwide, and has attacked Georgia... Crap.

It just seems that most researchers have simply forgotten one thing: RBN had customers. When RBN "died", I heard shouts that they had gone to "AbdAllah" host for example. I think that's totally untrue ; people noticed fraudulent domains had moved from ex-RBN to AbdAllah, and claimed it was a RBN move, which wasn't, in my opinion.
Instead, it was only a move from customers, from one bulletproof hoster to another.

Now Atrivo is "following" the RBN case, being shown as an evil host. Emil K, its founder, is declaring just like Tim Jaret did for RBN, that he is responding to the abuse requests. But he doesn't. He's quite following the same politic of communication than Jaret.

As for Jart's paper, I don't agree totally with him, thought I respect his work. I won't say more, and let you read his paper. What will Atrivo's future be, now that all eyes are on them ? Will they vanish just like RBN did ? Time will tell...

Edit: (2008-09-01) It seems that some people are reacting fast (speaking of GLBX). Read this excellent article from Jose Nazario.
Edit: (2008-09-05) An excellent investigation from Knujon about Directi can be read here. Excellent work.
Edit: (2008-09-08) It seems that everyone is running away from Atrivo :
http://sunbeltblog.blogspot.com/2008/09/more-interesting-atrivointercageestdoma.html
http://voices.washingtonpost.com/securityfix/2008/09/scam-heavy_us_isp_grows_more_i.html
Edit: (2008-09-09) Another striking article from Brian about EstDomains this time. Brian is very active recently against cybercrime hosting companies and registrar, and it seems to work fine. This shows us all the power of the press... But it shouldn't go too far, since it could ruin some LE investigations. I hope it will not be the case.

Update: (2008-09-15): EstDomains declares global war against malware... Can you really believe it ? Article here.

Update (2008-09-15): Thanks to Communautech for a nice french article here.

Update (2008-09-17): Gary Warner has done a great work, showing us a huge amount of domain names pointing to Intercage. Here is the result.
Update (2008-09-22): Atrivo seems to be down for the moment. link here and here.
Update (2008-09-22): Atrivo is back tonight. Some new peering appeared, as can be seen here:

Report for AS27595
Name
INTERCAGE - InterCage, Inc.
AS Adjancency Report
In the context of this report "Upstream" indicates that there is an adjacent AS that lines between the BGP table collection point (in this case at AS2.0) and the specified AS. Similarly, "Downstream" refers to an adjacent AS that lies beyond the specified AS. This upstream / downstream categorisation is strictly a description relative topology, and should not be confused with provider / customer / peer inter-AS relationships.
27595 INTERCAGE - InterCage, Inc.
Adjacency: 1 Upstream: 1 Downstream: 0
Upstream Adjacent AS list
AS23342 UNITEDLAYER - Unitedlayer, Inc.

Thanks to cidr-report.org as usual for the info :-)

mardi, juillet 29 2008

Linked?

Ok, temps de faire le point par ici... Les reproches des amis/contacts et un certain sentiment de culpabilité ont eu raison de moi, voilà un nouveau post... Pas forcément intéressant d'ailleurs, autant vous prévenir tout de suite.

Bref, j'ai été très occupé ces derniers mois, mes amis et certaines connaissances savent pourquoi... Toujours est-il que le peu de temps libre que j'avais a été consacré à des distractions totalement saines (oui, c'est très sain la bière...) et non-informatiques (photographie, ballades, sport, etc.).
J'ai craqué à un moment, j'ai passé quelques soirées à faire du développement PHP/MySQL (je suis en train de développer un forum...que je ne compte pas releaser pour le moment) et à faire un peu de Perl, mais globalement, je n'ai pas trop touché mes machines personnelles :-)

J'ai pas mal boosté mes contacts LinkedIn ces derniers mois, principalement parce que j'ai rejoins pas mal de groupes LI, et cela semble avoir été l'élément déclencheur pour que je reçoive pas mal d'invitations. Je suis même floodé par certaines grosses boites que je ne citerai pas :-p

J'en suis arrivé à un stade où je commence à perdre le contrôle de mon périmètre LinkedIn, dans le sens où jusqu'à présent je connaissais plutôt bien mes contacts. J'ai toujours eu hacker à coeur de n'envoyer des requêtes qu'à des personnes que je connaissais/respectais/admirais, et avec lesquelles j'ai échangé un certain nombre d'e-mails. Avec certains un contact plus chaleureux s'est développé et ces derniers me connaissent pour organiser des "bouffes de geeks" comme je les appelle, qui permettent de réunir des gens passionnés et de passer des soirées sympas. D'autres ne veulent pas en entendre parler, et préfèrent les petits restaus/bars intimistes où l'on ne peut jamais se réunir à plus de deux ou trois.
Mais là, rejoindre trop de groupes LI m'a fait accepter "par politesse" pas mal de LIers avec lesquels je n'ai pas échangé un mot. Bref, c'est un peu le bordel, et je commence à refuser des invitations, que je commence à percevoir comme une forme de spam...Surtout quand ces invitations sont génériques, et ne sont destinées qu'à faire de la collecte et devenir TopLinked...
Encore plus pernicieux, le coup du "bonjour j'ai vu que tu étais un ami de xxx, je me permet donc de te contacter, blablabla"... Politesse oblige, on se sent contraint d'accepter ce genre de requête... Et se retrouver avec un contact qu'on n'a pas forcément désiré. Si ça se trouve, j'ai moi même peut-être utilisé ce stratagème honteux avec certaines personnes (ais-je une mémoire sélective ? Maybe :-p)
A côté de ça, je ne peux nier les avantages obtenus par le biais de LI, qui reste un réseau plutôt "intéressé".

J'ai beaucoup moins de soucis sur Twitter :-p

dimanche, avril 27 2008

Migration Gutsy Gibbon -> Hardy Heron


Eh oui, voilà le traditionnel post blog qui revient tous les 6 mois, à chaque changement de version d'Ubuntu...

Ce coup-ci, alors que j'avais été enchanté par la migration Edgy->Gutsy il y a 6 mois, il n'en a pas été de même avec la migration vers Hardy Heron (8.04 LTS).
J'ai migré ma machine principale le jour de la sortie de Hardy Heron, je suis comme ça ... Certains attendant quelques jours en lisant nerveusement tous les posts dans les divers forums dédiés à Ubuntu, mais pour ma part je suis plutôt confiant (naïf?) ... J'ai cette tendance à penser qu'après 6 mois le labeur acharné, une nouvelle mise à jour a peu de chances de me planter tout mon système, et que tout est réparable de toute façon... Je vous rassure, je n'ai pas crashé mon système, j'ai juste eu quelques petits désagréments que voici :
  • Problème de montage de disques : ma config sur cette machine est somme toute très classique. Il s'agit d'une tour dans laquelle se trouve un gros disque dur IDE, monté habituellement hda. Un autre disque dur, externe, est connecté à ce poste en permanence, en USB, pour divers backups etc.
    Au reboot d'après install, me voilà donc, sous l'oeil et le rire méchant d'un FreeBSDien breton avec qui je passais la soirée, en face d'une console qui m'indique des problèmes de montage... Et qui ne démarre pas X.
    Un examen rapide de mon fstab, histoire de vérifier que le fichier n'est pas altéré de façon bizarre, puis un mount pour voir ce qui se passe : mon disque dur IDE est monté en sda, provoquant un conflit bien légitime... Changement de mon fstab pour monter le disque dur externe en sdb, et voilà ma distrib qui reboot de façon saine et fonctionne correctement. Je n'ai pas encore cherché le pourquoi du comment de ce changement radical, mais bon, du moment que tout fonctionne, ce n'est pas ma priorité.
  • Truecrypt : Problème très visible immédiatement en checkant mon système : mes partitions TrueCrypt ne sont plus présentes. Je farfouille un peu, puis me dit que ce doit être lié au nouveau kernel ... Je recompile Truecrypt rapidement, et hop, tout est rentré dans l'ordre.
  • Firefox 3 beta : Aïe ... J'ai toujours été farouchement opposé à avoir Firefox beta sur ma machine, et là, on ne m'a pas posé la question, on me l'impose... Du coup, j'ai effectué un downgrade pour être à nouveau sous Firefox 2...
A part ça, quelques plugins Amarok qui n'ont pas aimé la nouvelle version, mais je n'ai constaté aucun problème grave sur mon système. Comme d'habitude, je ne poste pas sur les divers nouveaux logiciels/changements GUI et autres, je n'en ai pas vraiment le temps ni l'envie, ubuntu-fr.org le fait bien mieux que moi ;-)

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